Tradition
Publié dans

Histoire du Jabador Marocain

costumes-du-maroc
Publié dans

Dans cet article une courte présentation du livre Costumes du Maroc de Jean Besancenot Al Kalam Editions-Diffusion.

Dans une vaste aire géographique allant du moyen – Atlas au cœur du Sahara, subsiste encore de nos jours des costumes féminins dont l’origine remonte au temps des Romains.

A voir la grande variété de ces costumes, on a du mal à croire qu’ils sont pratiquement tous des variantes d’une même technique vestimentaire très simple, qui tient à la fois du chiton grec et du péplum romain : celle du drapé.

Il s’agit d’une longue étoffe – environ 4,50cm x 1,40m-, “izar” enroulée puis maintenue à la taille par une ceinture et ramenée ensuite sur les épaules pour y être fixée par des fibules.

Le Jabador marocain se présente sous des aspects variables selon les régions et malgré quelques points communs, le vêtement citadin diffère de celui des campagnes.
Au cours des années passées, le vêtement a subi une évolution parfois à peine perceptible dans les campagnes, mais frappante dans les villes.

Sobriété et richesse

Le costume traditionnel marocain pour homme se caractérise par la sobriété de l’habit d’extérieur (jabador et djellaba) et par la grande richesse de l’habit d’intérieur (caftan et gandoura).

Influence

Resté longtemps immuable, le costume des citadines se plie depuis l’intensification des échanges avec l’étranger, au 19ème siècle, au phénomène de mode.

C’est le cas du “qaftane”.

Le “qaftane” est resté, jusqu’à nos jours, le vêtement d’intérieur de base de la marocaine.

Coupé dans des velours, des soieries ou des brocarts, il est souvent richement brodé au fil d’or, d’argent ou de soie.

Du haik à la djellaba

A la différence de la femme rurale, surtout berbère du Haut et Moyen Atlas et de la femme Saharienne, qui ne se voile pas le visage, la citadine marocaine, elle, ne pouvait sortir dans la rue, au début des années 50 du moins, sans être drapée du “haik”, grande pièce de laine ou de coton d’ environ cinq mètres sur un mètre soixante, qui dissimule les formes du corps et voile les traits du visage.

Sur variation

Tout comme les autres constituants du costume de la citadine, la “djellaba” a subit durant les quatre dernières décennies des variations importantes.

Si elle garde la même structure d’ensemble, elle a perdu, sauf chez les femmes conservatrices ou d’un certain âge, la rigueur de coupe et la sobriété des couleurs de ses débuts.

Mode, oui…tradition aussi

Malgré toutes les variations qu’il peut subir sous l’influence de la vie moderne, l’habit traditionnel constitue la garde robe de base des femmes marocaines, toutes classes confondues.

Il suffit d’assister à un marge, ou à une quelconque festivité religieuse et autre, pour se rendre compte à quel point les marocaines et les marocains restent fidèles à leur plus belles traditions.

Le vêtement marocain varie selon les régions, en fonction de traditions locales plus que d’un genre de vie; il n’est tributaire d’aucune mode.

Dans les villes modernes, l’habillement “à l’Européenne” gagne du terrain; mais on porte encore beaucoup les vêtements traditionnels.

Le plus courant est la djellaba, adoptée par les femmes comme par les hommes, c’est un vêtement long, à manches, ample mais droit, un “couvre-tout”, les hommes le passent sur une chemise de laine ou sur leur costume et en rabattent souvent la capuche sur le tarbouche.

La gandoura est une sorte de tunique sans manches, généralement blanche.

Le caftan, qu’une mode a importé en Europe, est la toilette des citadines, boutonné devant, tout du long, par de petites boules serrées, fendu sur les côtés, il peut être fait pour les grandes occasions dans un riche tissu (velours, soie, brocart…), et gansé de doré ou d’argent.

Les Marocaines le portent avec une ceinture brodée.

Participez à la conversation